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Lettre sur la sécurité communautaire

Le 2 octobre 2007, le Service de police d’Ottawa a annoncé le lancement d’une nouvelle initiative pour lutter contre le problème sérieux de la prostitution dans certains quartiers de la ville.

Le but de la lettre sur la sécurité communautaire est de réduire la circulation non désirée et de sensibiliser les consommateurs du commerce du sexe et les usagers de drogue aux conséquences de leurs activités illégales.

« Il est bien connu que demeurer anonyme est un volet important du commerce du sexe et cette lettre vise à lever le voile social sur l’anonymat, » a fait remarquer Gilles Larochelle, de la Division centrale du Service de police d’Ottawa. « Le Service de police d’Ottawa présente la lettre sur la sécurité communautaire dans le but de faire réfléchir les consommateurs du commerce du sexe sur leurs actions et de les décourager de revenir dans ces quartiers. »

La lettre qui est adaptée à chaque communauté où s’est produit l’incident, est envoyée au conducteur de tout véhicule arrêté qui visite les quartiers de la ville à des fins de prostitution.

« Nous approuvons la nouvelle initiative du Service de police d’Ottawa pour lutter contre la prostitution, » a dit Suzanne Valiquet, de la ZAC de Vanier, « Nous devons faire davantage pour éliminer le client afin de pouvoir aider les femmes impliquées dans le commerce du sexe qui sont souvent victimes de toxicomanie. »

Ces communautés ont été les victimes des activités connexes au commerce du sexe et à l’usage de la cocaïne dans leur quartier dont la criminalité (les vols), l’atteinte aux droits du public et les problèmes liés à la sécurité. Par conséquent, le Service de police d’Ottawa a affecté des ressources et adopté des stratégies pour faire face à ces enjeux.

« Nous appuyons pleinement cette stratégie créative », a fait remarquer Pamela Connolly, représentante du groupe sur la sécurité communautaire du quartier Dalhousie-Somerset. « Notre communauté n’a aucune tolérance ni pour le « client » du commerce du sexe ni pour la prostitution dans la rue. »

« La lettre sur la sécurité communautaire ne sera pas seulement un outil de dissuasion, » a conclu le surintendant Larochelle. « Nous croyons qu’elle sera aussi un outil éducatif pour sensibiliser les consommateurs du commerce du sexe et les usagers de la cocaïne aux conséquences de leurs activités pour nos communautés. »

Questions et reponses

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  • Qu’est-ce que le programme Lettre sur la sécurité communautaire?

  • Comment la police peut-elle savoir à qui faire parvenir une Lettre de sécurité communautaire?

  • Un membre de la collectivité peut-il téléphoner pour donner le numéro de plaque d’immatriculation de la voiture d’une personne qu’il soupçonne être un client du commerce du sexe?

  • Qu’arrive-t-il si le propriétaire du véhicule n’est pas la personne au volant de la voiture dont le numéro de plaque d’immatriculation a été signalée?

  • La lettre est-elle adressée au propriétaire de l’automobile?

  • Quel est le mode de livraison de la lettre?

  • Les lettres sont-elles envoyées à l’adresse du domicile ou du lieu de travail du destinataire?

  • Tentez-vous de couvrir de honte ou d’embarrasser l’individu?

  • Craignez-vous enfreindre les droits à la vie privée des individus?

  • Les chefs communautaires ont-ils été mis au courant du programme?

  • Les chefs communautaires voient-il le programme d’un bon œil?

  • Ce programme répond-il à un réel besoin?

  • Que prévoyez-vous accomplir grâce à ce programme?

  • Ce programme est-il en vigueur à l’échelle de la ville?

  • La prostitution de rue pose-t-elle un problème dans notre ville?

  • Comment évaluerez-vous le degré de réussite du programme?

  • Y a-t-il d’autres services de police au Canada qui envoient des lettres de sécurité communautaire?

  • Le programme aura-t-il des répercussions sur les problèmes associés à la cocaïne dans la ville?

  • Que faites-vous pour aider les travailleuses du commerce du sexe?