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Les types de mauvais traitements à l’égard des aînés

Les mauvais traitements physiques (y compris l’agression sexuelle) sont tout acte de violence qui cause ou qui a pour but de causer des lésions corporelles ou l’inconfort physique.

  • Les signes possibles de mauvais traitements : blessures inexpliquées, ecchymoses inhabituelles et plusieurs visites médicales chez différents médecins.

Les mauvais traitements psychologiques et émotifs sont tout acte ou commentaire qui suscite la crainte, l’angoisse ou qui porte atteinte à l’estime de soi ou à la dignité.

  • Signes possibles de mauvais traitements : crainte à l’égard de certains individus, abuseur qui parle au nom de l’aîné ou manque de respect de la vie privée de l’aîné en présence de visiteurs.

L’exploitation financière comporte tout acte visant à s’approprier ou à tenter de s’approprier l’argent ou les biens personnels ou tout autre possession d’un individu. Il convient de mentionner qu’à moins qu’il n’y ait un lien de parenté entre la victime et son abuseur, la Section des fraudes du SPO enquête sur tous les cas de fraude et d’escroquerie à l’égard d’un aîné.

  • Signe d’exploitation : difficulté à payer les factures, activité bancaire inhabituelle, disparition du courrier et niveau de vie qui ne correspond pas aux revenus ou à l’actif de la personne âgée.

La négligence, soit volontaire ou involontaire, consiste en un manque de soins qui entraîne une surveillance inadéquate et un manquement à fournir les besoins fondamentaux et essentiels.

  • Les signes de négligence : conditions de vie malsaines et apparence négligée.

Les mauvais traitements faits aux aînés sont rarement dénoncés. Pourquoi?

Il arrive souvent que les victimes :

  • craignent que l’abuseur ne se venge,
  • sont dépendantes de l’abuseur,
  • craignent d’être placées en établissement,
  • se sentent coupables ou quelque peu fautifs,
  • n’ont pas l’impression que la police peut leur venir en aide,
  • sont hésitants en raison de leurs valeurs culturelles ou ethniques et de leurs croyances.

La famille, les amis et les fournisseurs de services :

  • ne reconnaissent pas les signes de mauvais traitements,
  • ignorent à qui s’adresser,
  • ne veulent pas s’impliquer,
  • se sont fait demander de ne pas dénoncer l’abuseur,
  • craignent que l’abuseur ne se venge,
  • sont convaincus qu’il y a des enjeux de confidentialité.

Les facteurs culturels :

  • la population des aînés d’Ottawa est loin d’être homogène;
  • les immigrants âgés de 65 ans et plus représentent environ le 1/3 de la population des aînés d’Ottawa;
  • environ 51 % des nouveaux immigrants ne parlent ni français ni anglais;
  • les obstacles linguistiques, la discrimination et la dépendance accrue sur les plus jeunes membres de leur famille amplifient souvent le stress occasionnés par la réinstallation et l’adaptation à la culture canadienne;
  • certains groupes d’immigrants ont établi des réseaux ou des communautés solides au Canada, mais les récents immigrants semblent être plus éparpillés, et de ce fait souffrent davantage d’isolement et de solitude ce qui les rend plus vulnérables.

Le Service de police a accès à des services d’interprétation et de traduction tous les jours 24 heures sur 24 et à l’Unité d’aide aux victimes en situation d’urgence; de plus, d’autres partenaires communautaires ont accès à une diversité de ressources pour venir en aide aux membres des communautés marginalisées.