Même si vraiment rien ne va plus... on peut compter sur la lasagne

Affiché le vendredi février 21 2020
Gail and Ron
Gail a été impliquée dans une collision mineure peu de temps après le décès de son mari, Ron

On l'a tous vécu, ce sentiment que si une seule chose de plus nous arrivait, ce serait une chose de trop.

Gail L., résidente d'Ottawa, était encore sous le choc du récent décès de son mari Ron après 41 ans de mariage; on peut dont comprendre que sa résistance était déjà mise à l'épreuve lorsqu'elle fut impliquée dans une collision, le 5 février 2020.

« C'était un accrochage mineur » dit-elle, « mais j'avais oublié mon cellulaire à la maison et je ne pouvais pas appeler des secours. Je suis restée assise dans ma voiture, pleurant à chaudes larmes et au bout du rouleau. »

Les collisions mineures ne nécessitent pas l'intervention d'un agent de police, et ce fut donc une agente patrouilleuse qui passait par là et qui, apercevant ses feux de détresse, s'arrêta pour s'enquérir de Gail.

L'agent, qui compte 17 ans d'expérience au sein du SPO, lui proposa son aide.

« J'étais trop bouleversée pour lui donner le numéro de téléphone d'une amie », dit Gail, « alors je lui ai dit sur quelle rue elle habitait, et elle la trouva. Et lorsque ma carte du CAA ne fonctionna pas, elle fit le nécessaire pour que vienne une dépanneuse. »

L'agente attendit auprès de Gail jusqu'à l'arrivée de ses amis.

Mais, son quart de travail terminé, l'agente continua à songer à Gail. « Il y a des gens qui vous touchent », dit-elle. « Ce n'est pas pour rien qu'on s'est trouvé là alors qu'ils vivent leurs plus dures épreuves. Ça nous motive à faire tout le possible pour améliorer la situation et peut-être même leur permettre de retrouver le sourire. »

Gail fut fort surprise quand l'agente passa chez elle le lendemain pour prendre de ses nouvelles, lui apportant de la soupe et une lasagne.

« N'est-ce pas incroyable? » demande Gail. « Cette agente ne m'a pas jugée faible ou stupide; elle m'a plutôt traité avec bonté et respect. J'en suis extrêmement reconnaissante. Si jamais j'ai eu besoin de quelqu'un, c'était là. »

Cette bonté aida Gail à franchir une nouvelle étape de sa peine. « Ron m'avait dit que ça irait et que j'étais forte. Grâce aux gestes de cette agente, je me sens désormais plus forte et plus sûre. Je considère extrêmement important que les gens réalisent que tout n'est pas mauvais et affreux autour de soi. »

Souriante, Gail fut en mesure de partager une anecdote de son grand amour. « Lorsque Ron me demanda de l'épouser, je lui répondis "oui" sans hésiter et lui ai demandé quand. Il a dit: ''quand voudrais-tu te marier?" J'ai toujours aimé le mois de mai, et il était d'accord. Mais quelques mois plus tard, il s'impatientait. "Marions-nous en janvier", il a dit. Mais ce n'étais pas possible, comme les cartes d'invitation étaient déjà imprimées. »

Jeune mariée, Gail se demandait ce que l'on devait faire avec la même personne pour le restant de nos vies. « Maintenant, je reviens en arrière sur notre mariage et je me dis que 41 ans et demi, c'était loin d'être suffisant. »

Même s'il lui manque désespérément, elle dit: « Je suis encouragée à croire que je vais traverser cette période difficile grâce à des anges comme cette agente qui m'a aidée. »

 

 

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