Des agents se portent au secours d’un homme en situation de crise prêt à se jeter en bas d'un pont

Affiché le vendredi juillet 31 2020

Mardi matin, un jeune homme franchit le garde-corps de la Traverse des Chaudières, « parce que les voix dans sa tête lui disaient de sauter ».

La police fut appelée après qu’un homme fut aperçu se faufilant à travers la circulation. Les agents coupèrent l’accès au pont et la Police d’Ottawa et le Service des incendies d’Ottawa mirent leurs bateaux en position sous le pont.

Le sergent Jason Riopel, qui compte treize ans d’expérience comme agent de police, fut l’un de plusieurs agents sur les lieux.

S’approchant du rebord, il s’adressa à l’homme. Celui-ci refusa de divulguer son nom au sergent Riopel et lui affirma qu’il n’avait pas besoin de la police, « qu’il savait comment s’arranger lui-même ».

Il devint vite évident que l’homme se trouvait en situation de crise. Le sergent Riopel dispose d’une certaine formation en santé mentale et de l’expérience auprès des gens en détresse. « Cette situation est plus compliquée qu’un cas de personne suicidaire, parce qu’il est souvent impossible de les raisonner lorsqu’ils se trouvent dans un tel état d’esprit. »

Le sergent Richard Dugal, négociateur qualifié, rejoignit son confrère sur le pont. Au cours des six heures suivantes, ils discutèrent avec l’homme, établissant un rapport avec lui.

Ils le calmèrent et s’efforcèrent de le convaincre à regagner l’autre côté du garde-corps.

« Dans un tel cas, il est toujours mieux que la personne revienne en lieu sûr par elle-même », précise le sergent Riopel. « Il y a tant de facteurs à envisager lorsque l’on a recours à la force pour ramener quelqu’un. Leur taille, ta taille, son niveau de stress. Même la transpiration peut influer sur ta capacité ou ton incapacité à les retenir. N’importe lequel de ces facteurs pourrait les faire glisser entre tes doigts et les faire tomber. »

Il était évident que l’homme souffrait d’avoir été trop longtemps exposé au soleil. « Il était brûlé par le soleil, fatigué, déshydraté, et chancelant » dit le sergent Riopel. « Dès lors, il était plus susceptible de chuter que de sauter. »

Il ne revenait pas vers les agents par lui-même, alors ils l’ont attrapé.  L’équipe tactique intervint et ramena l’homme en lieu sûr.

« Ramener quelqu’un par-dessus un garde-corps, c’est plus difficile que ça en a l’air », dit le sergent Riopel. « Lorsque l’on doit tendre les bras devant soi, on n’a pas accès à toute sa force, et ce gars était grand et costaud. Le sergent Dugal et moi sommes tous deux massifs, mais on n’aurait pas été en mesure de lui faire franchir la clôture. »

Les agents ne savent jamais d’avance de quelle manière ces situations vont se dérouler. « Il faut être paré à toute éventualité », dit le sergent Riopel. « Tant qu’il ne semblait pas s’apprêter à sauter, on pouvait lui accorder du temps. Mais quand il eut l’air d’être sur le point de tomber, il nous fallait agir. Tout doit être parfaitement réglé, puisque c’est notre seule et unique occasion. »

L’homme, qui ne fut pas blessé, fut conduit à l’hôpital pour une évaluation de son état.

Votre santé mentale est importante et de l'aide est disponible à crisisline.ca - 613-722-6914 ou 1-866-996-0991.

 

 

 

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