L'agent Kewei Xiao: m'ouvrir à des expériences nouvelles a été bien enrichissant

Affiché le vendredi mai 28 2021
L'agent Kewei Xiao
« m'ouvrir à des expériences nouvelles a été bien enrichissant »

J'ai grandi dans la province de Hunan, en Chine. À l'époque, de nombreuses familles envoyaient leurs enfants étudier à l'étranger. Sans raison particulière, mes parents optèrent pour le Canada. À l'âge de 17 ans, je suis arrivé au Canada et j'ai étudié à l'Université du Nouveau-Brunswick à Frédéricton. 

Même si je parlais l'anglais, tout était nouveau à mes yeux. J'aimais le Canada pour la beauté de sa géographie, pour ses grands espaces naturels et pour ses gens amicaux. Après avoir étudié et vécu plusieurs années ici, j'ai choisi d'y rester. Mes parents furent d'accord avec ma décision. Ils me dirent: c'est ta vie, et tu devrais faire ce que tu veux.

Pendant que j'œuvrais dans le domaine de la technologie de l'information, je me suis fait des amis qui étaient policiers. J'eus alors l'occasion de constater ce en quoi la police canadienne diffère de la police chinoise. Les agents patrouilleurs, effectuant un travail préventif dans les rues et répondant aux appels entrants. En Chine, à l'époque, la police préventive était rare, c'était plutôt une police réactive qui était la norme.

Je me joignis à la police auxiliaire du Service de police de Frédéricton, et j'explorai plus à fond le domaine policier. Comme la plupart des garçons, mon rêve d'enfance était de devenir soldat ou policier.

Un ami me conseilla de postuler auprès du Service de police d'Ottawa, et je fus embauché en 2011.

Ce que j'apprécie particulièrement du métier de policier, c'est d'échanger avec les gens. Lorsque je viens en aide à quelqu'un et qu'ils me sourient, ça ensoleille ma journée. Au fil de mon travail au sein de la Section de la violence conjugale, nous intervenons auprès de gens parfois vulnérables dans leur relation et qui ont peur de s'exprimer, et certaines victimes n'ont aucune confiance à l'égard de la police.

Dans le cadre d'une affaire récente, la victime avait une vision négative de la police, fondée en partie sur des expériences passées, ce qu'elle m'expliqua. J'ai fait de mon mieux pour l'aider.  À la fin, elle me confia que mes efforts lui avaient fait changer d'opinion sur la police.

Je suis content d'avoir accueilli le changement et d'avoir choisi ce que j'ai choisi. Je crois que mon ouverture aux possibilités fait de moi un meilleur agent de police, un meilleur époux, un meilleur père et un meilleur ami.