L’Opération #NoiseMaker fait reculer les cascadeurs et les tapageurs

Affiché le jeudi septembre 17 2020
NoiseMaker
Les policiers lancèrent une campagne d’éducation, de sensibilisation et de répression baptisée Opération #NoiseMaker

En vertu des restrictions entourant la Covid-19, plus de gens restèrent chez eux cet été, pour se retrouver dans des quartiers perturbés par les chauffards et les tapageurs.

 

« Bien des résidents se sont manifestés, et on a vite pu conclure qu’il s’agissait d’un problème dans l’ensemble de la ville » a déclaré l’inspecteur intérimaire Marc-Andre Sheehy, responsable de l’Unité de la circulation du SPO.

 

Les policiers lancèrent une campagne d’éducation, de sensibilisation et de répression baptisée Opération #NoiseMaker, faisant appel à leurs partenaires du Service des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa, de la PPO, de la Sûreté du Québec et de la Police de Gatineau.

 

Les fins de semaine, ils se postent à divers endroits pour pincer les cascadeurs et les véhicules produisant trop de bruit.

 

« On indique clairement aux conducteurs qu’ils ne peuvent pas disposer de nos rues comme  d’une piste de course personnelle », dit l’inspecteur intérimaire Sheehy.

 

La police tient à souligner que la grande majorité des adeptes de l’auto et de la moto ne sont pas concernés. C’est une minorité des conducteurs qui sont indifférents aux lois et qui, circulant dans nos quartiers, dégradent la sûreté de tout le monde.

 

« Chaque soir, on a intercepté plusieurs conducteurs pour manœuvres périlleuses », dit le sergent Craig Roberts, gestionnaire de cas de circulation du SPO. « Ça, c’est 50 km/h ou plus au-dessus de la limite permise, et c’est inacceptable. Nos enfants jouent ici. »

 

Les policiers se rendirent à divers endroits à travers la ville, mettant à l’amende les conducteurs pincés en train de dépasser la vitesse permise ou de causer un bruit excessif.

 

Le bruit excessif se résume aux habitudes de conduite entourant l’accélération.

 

« On peut conduire une voiture musclée sans faire de vacarme, tout comme on peut faire un bruit énorme en accélérant dans une voiture à petit moteur », précise le sergent d’état-major Pete McKenna, qui participe à l’Opération #NoiseMaker. 

 

La technologie automobile permet désormais aux conducteurs de modifier le son de leur pot d’échappement pour le rendre plus bruyant. Le sergent d’état-major McKenna se souvient d’un conducteur qu’il avait interpellé et qui avançait que le pot d’échappement sur sa Mustang flambant neuve était au ‘réglage d’usine’. Une vérification révéla qu’il était plutôt réglé en mode ‘piste de course’. Après avoir reçu une contravention, le gars le remit en mode ‘rue’. « Lorsqu’il redémarra », dit le sergent d’état-major McKenna, « on aurait dit, à se fier au bruit, qu’il conduisait une Honda Accord. »

 

Jusqu’ici, la Police d’Ottawa a délivré 2231 avis d’infraction provinciale, ainsi que 199 assignations en vertu de la partie III, dont 114 pour excès de vitesse et manœuvres périlleuses, et huit accusations criminelles furent portées dans le cadre de l’Opération #NoiseMaker.

 

Paul T., un résident du secteur Ouest, ayant été forcé d’endurer le vacarme des moteurs et des pots d’échappement dans son quartier situé aux abords du chemin Baseline, apprécie bien les efforts de la police. « Je suis content que les policiers prennent des mesures pour contrer le bruit des véhicules qui font délibérément du vacarme en accélérant en trombe aux feux verts. Je crois pouvoir parler au nom de mes voisins quand je dis qu’on veut la paix et la tranquillité. »  

 

L’inspecteur intérimaire Sheehy estime que l’Opération #NoiseMaker fait effet. « On a constaté une baisse spectaculaire du nombre de voitures, par rapport au début de l’été, quand le vrombissement des moteurs était si retentissant sur le chemin Merivale qu’il déclenchait les systèmes d’alarme de commerces. Nous allons continuer à cibler les conducteurs causant des problèmes chez nous. Les résidents en sont exaspérés. »

 

La Police d’Ottawa remercie le public de son soutien.

 

« Nous apprécions l’information que nous recevons de la part du public pour appuyer nos efforts. Nous ne le tenons pas pour acquis », dit le sergent Roberts, « continuez donc à nous signaler les problèmes. »

 

Pour porter plainte en ligne relativement à la circulation, rendez-vous au ottawapolice.ca.

 

Contactez-nous