La traite de personnes

Si le résident moyen songe à la traite de personnes, c’est généralement en lien avec l’immigration clandestine et le trafic de personnes à travers les frontières internationales. 

Mais la traite de personnes compte plusieurs types de sévices, dont la traite du sexe, le travail forcé, la servitude domestique et même le prélèvement d’organes.

Les types de traite de personnes

 TRAITE DU SEXE
Les victimes de la traite du sexe sont manipulées ou forcée à s’adonner à des actes sexuels pour le bénéfice commercial d’une autre personne. Le traite du sexe, ce n’est pas la prostitution.
SERVITUDE DOMESTIQUE
Les victimes de servitude domestique sont forcées à travailler isolément et sont cachées, à la vue de tous, en tant que nourrices, gouvernantes ou aides ménagères.
 TRAVAIL FORCÉ
Les victimes du travail forcé sont contraintes à travailler pour un salaire faible ou inexistant, souvent à la manufacture ou la culture de produits que nous utilisons et consommons quotidiennement.
 TRAITE D'ORGANES
Les victimes de la traite d’organes sont attirées et recrutées à travers l’asservissement pour dettes, et les organes sont prélevés de force pour les vendre sur le marché noir.

Ce qu’ont en commun tous ces types de traite, c’est une victime ou survivante ; une personne mise en péril et forcée à faire un travail qu’elle ne ferait pas dans d’autres circonstances. Il s’agit d’un cycle de violence, au sein duquel la victime est souvent manipulée psychologiquement, puis exploitée. Et la traite du sexe est bien différente du commerce du sexe; dans le cas de la traite, la victime est complètement contrôlée, une version moderne de l’esclavage.

Vous pouvez apprendre à reconnaître les signes de la traite de personnes chez vos proches ou vos connaissances afin de les aider à s’en tirer.

SIGNES DE LA TRAITE DE PERSONNES  
  • Être contrôlée par des menaces,
    la force ou la tromperie.
  • Être conduite d'un endroit à l'autre, escortée en tout temps, ou surveillée.
  • Se faire ordonner de rester en contact constant (recevoir 2 cellulaires ou plus.)
  • Quelqu'un d'autre parle toujours à sa place.
  • Devoir payer une commission illégale
    de recrutement pour obtenir 
    un emploi.
  • Recevoir soudainement des cadeaux coûteux.
  • Être isolée de sa famille et de ses amis.
  • Gagner de l'argent mais sans pouvoir
    le garder.
  • Aucun d'accès à ses propres pièces d'identité.
  • Être souvent déménagée; devoir prétendre être "nouvelle" ou "en visite"

    Définitions de Blue Campaign (É-U)
Contenu Web sur la traite de personnes

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L’Unité de lutte contre la traite de personnes du Service de police d’Ottawa 

L’Unité de lutte contre la traite de personnes (ULTP) du Service de police d’Ottawa (SPO) s’est alliée à plusieurs organismes de service à travers la ville, tels que des hôtels et des groupes de divertissement, pour s’adresser aux victimes et survivantes et leur proposer les appuis nécessaires pour s’en sortir. Des agents de l’Unité donnent une formation aux travailleurs des services à la réception pour les aider à identifier les victimes de la traite du sexe qui pourraient se présenter dans leur établissement. L’ULTP appartient également au Comité de première ligne de lutte contre la traite des personnes à Ottawa, où l’on retrouve aussi les Services aux victimes d'Ottawa, la Paroisse Saint-Joseph, l’Unité d’aide aux victimes en situation d’urgence du SPO, et autres organismes de première ligne qui s’affairent à fournir des stratégies de sortie aux prisonnières du cycle de la violence de la traite de personnes.

En outre, le SPO entretient des rapports avec des organismes de services d’appui à l’échelle municipale qui peuvent prêter main-forte à celles qui veulent s’en sortir. 

Si Ottawa connaît de temps à autre des cas de travail forcé ou de servitude domestique, la plupart des cas de traite de personnes locaux gravitent autour de la traite du sexe. Selon les agents de l’ULTP du SPO, l’on retrouve en tout temps au moins une travailleuse du sexe dans chacun des hôtels de la ville. 

La plupart de ces victimes sont susceptibles d’être des fugueuses, âgées entre 14 et 22 ans, disposant de peu ou d’aucun soutien d’amis ou de leur famille. Elles sont souvent contrôlées par la voie de leurs dépendances et attirées par de fausses promesses de sécurité et d’accès aux substances convoitées. La plupart des victimes de la traite du sexe sont manipulées et conditionnées pour en venir à croire que leur exploiteur est digne de confiance et non quelqu’un qui profite d’elles; d’autres sont contrôlées par la peur et la brutalité. Alors qu’une travailleuse du sexe reçoit une part de l’argent qu’elle rapporte, la victime de la traite du sexe ne reçoit aucun argent. Cela permet au trafiquant de contrôler plus facilement les activités de sa victime et d’assurer sa dépendance.

En 2018, l’ULTP s’occupa de 45 affaires, secourut 31 femmes, et contribua à plusieurs grandes initiatives conjointes, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Les victimes de ce type de criminalité sont souvent baladées d’une ville à l’autre au long du couloir Montréal-Toronto. Elles sont même parfois transportées outre-frontière jusqu’aux États-Unis.

Si vous, ou quelqu’un que vous connaissez, êtes prise au sein du cercle vicieux de la traite de personnes, et souhaitez en sortir, n’hésitez pas à nous appeler. Nous avons mis en place une ligne 1-800 pour vous permettre de nous joindre, où que vous soyez dans la province.

Nous pouvons vous aider.

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