Les appels de service remarquables

Au bon endroit, au bon moment : un policier de quartier arrête un crime en cours

En 2019, des équipes de ressources de quartier (ERQ) ont été mises en place dans trois collectivités hautement prioritaires. Les agents sont affectés à des secteurs précis pour répondre aux appels de service et communiquer avec la collectivité pour résoudre les problèmes à l’aide des ressources de la police, de la communauté et de la ville.

Ce fut le cas en novembre 2019, lorsque des agents de l’ERQ ont attrapé un suspect en délit de fuite avec l’aide d’agents de patrouille et de la circulation ainsi que de membres du public.

Ils travaillaient à Vanier lorsqu’un appel au 911 a été reçu pour une collision avec délit de fuite sur le chemin Montréal. Un véhicule circulant en direction ouest avait soudainement tourné devant une voiture en direction est et le conducteur avait pris la fuite avant l’arrivée de la police.

L’ERQ, de même que les agents de la circulation et de la patrouille ont fouillé le secteur et localisé le véhicule suspect abandonné. Grâce à l’aide de témoins attentifs, les agents de l’ERQ ont rapidement trouvé l’homme de 30 ans caché dans un abribus et l’ont arrêté.

L’homme a été accusé de plusieurs infractions au Code de la route.

L’incident était alarmant parce que l’homme ne se souciait guère de la sécurité publique, non seulement parce qu’il n’avait pas un permis de conduire adéquat, mais qu’il avait continué de conduire pendant sa suspension et d’une manière mettant les autres usagers de la route en danger.

Ce n’est là qu'un exemple parmi d'autres de la manière dont les ERQ travaillent activement à établir des relations dans les quartiers en mettant l’accent sur la sécurité publique.

 


 

Un bambin est sauvé grâce à l’instinct d’un policier

En novembre 2019, les agents ont fait de leur mieux pour insuffler de la gentillesse et de la compassion à une situation tragique. Ils ont été appelés dans une maison dans l’est de la ville où une femme s’était effondrée après avoir frappé à la porte d’un étranger. Dès leur arrivée, les agents Gurprit Dhaliwal, Cristian Malurica et Shawn Jones ont tenté de la réanimer; mais malheureusement, elle est décédée d’une crise cardiaque à l’hôpital.

Pendant qu’un agent se rendait à l’hôpital, les deux autres agents ont continué d’enquêter pour déterminer comment la femme en était arrivée où elle était. Ils ont fouillé le secteur et sont tombés sur un VUS qui était garé de travers dans une allée voisine. La propriétaire enregistrée s’est avérée être la femme qui avait été transportée à l’hôpital. Ils ont regardé à l’intérieur et y ont trouvé un bambin endormi et attaché en toute sécurité dans un siège d’auto, ignorant que quelque chose s’était passé. Le bambin était en compagnie de sa grand-mère lorsque la tragédie a frappé.

Les agents ont réveillé l’enfant et l’ont amené au chaud à une voiture de police, où on s’est occupé de lui en lui laissant regardé des dessins animés sur le cellulaire de l’un des agents jusqu’à ce qu’un membre de la famille arrive pour prendre le relais. Les agents ont ensuite conduit la voiture de la femme chez un membre de sa famille et l’y ont remisée de façon sécuritaire, ce qui a permis d'alléger la tâche compte tenu des circonstances.

Les agents ont présenté leurs condoléances à la famille, en leur faisant savoir qu’ils devraient être très fiers de leur proche pour s’être assurée que son petit-enfant était en sécurité dans ce qu’elle savait qui serait probablement une situation désastreuse.

 


 

 

Un policier débutant, qui a grandi dans un logement social, dit que « tout est possible ».

L'agent Kevin Dorion a grandi dans un logement social dans le sud de la ville.

« Enfant, j’ai entendu tout le temps dire que je deviendrais un criminel », a déclaré Kevin, qui a obtenu son diplôme du Collège de police de l’Ontario en août de cette année. « Mais, grâce à de bonnes influences dans ma vie, je n’ai pas emprunté cette voie. »

Sa mère et son beau-père ont enseigné à Kevin et à son frère aîné que le travail acharné mène au succès. Ils les ont encouragés à réussir à l’école, à faire du sport et à tirer le meilleur parti de toutes les occasions qui se présentent. 

C'est l'une des raisons pour lesquelles Kevin s'est joint à Christie Lake Kids, un programme qui soutient que de grandir dans la pauvreté ne doit pas définir une personne ni limiter son potentiel.  

« J'étais un campeur et je participais au programme (STAR) (Skills Through Arts and Recreation) », a-t-il déclaré.

C'est grâce à Christie Lake Kids et au Confederation Court Community Centre que Kevin a rencontré et trouvé des personnes modèles et inspirantes parmi les policiers qui ont pris le temps de venir sur place.

« Quand on appelle la police, ce n'est généralement pas une bonne chose », a déclaré Kevin, « mais si des agents viennent seulement pour nous dire bonjour, c'est un moyen efficace d'établir des contacts ».

Kevin a tiré le meilleur parti de ce qui lui était proposé. Il a appris le karaté au camp de Christie Lake, il a fait de l'athlétisme et il a joué au football à l’école secondaire St Patrick.  

« Ce n'était pas toujours facile, » dit Kevin, « mais les programmes et les sports m'ont donné quelque chose à faire pour me garder hors des embrouilles. »

Kevin a un message à transmettre aux autres enfants qui grandissent dans des logements communautaires. « Tout est possible. Participez à des activités, faites du sport et allez à Christie Lake Kids. Cherchez des moyens d'améliorer votre communauté. Si vous voulez devenir policier, n'ayez pas peur de parler avec les jeunes ».

En tant que nouveau policier, Kevin a choisi de travailler dans le quartier sud, pour redonner quelque chose à sa communauté. « Connaître l’environnement et les gens m'aide à faire mon travail. Je peux dire « Je suis d'ici » et il y a immédiatement un rapport entre nous ».


 

Une policière retourne au travail après une attaque par un chien

Six mois après l'attaque par un chien le 1er mars 2019, l'agente Amanda Munro a repris son travail en effectuant des tâches légères.

« J'ai eu de la chance, je n'ai pas eu besoin d'opération », a déclaré Amanda, qui a été gravement blessée au bras gauche lorsqu'elle a été attaquée par un chien alors qu'elle accompagnait une personne d’une autre agence dans une résidence de Vanier. Elle n'a pas eu d'autre choix que de tirer sur l'animal avec son arme de service.

La physiothérapie l'aide à retrouver la force et la mobilité dans son bras blessé. Le rétablissement a été lent, mais elle fait des progrès.

« Le plus dur a été de ne pas pouvoir prendre mon fils dans mes bras ou même changer sa couche. Il est trop jeune pour comprendre pourquoi je ne peux pas le faire », a déclaré Amanda. « Pendant les six premières semaines, je devais avoir quelqu'un avec moi pour m'aider à m'occuper de lui. »

En raison de la forte probabilité d'infection qui accompagne les morsures d'animaux, la blessure a dû être laissée ouverte pour guérir de l'intérieur. « Ils ont refermé la plaie à trois endroits et on m'a mis sous antibiotiques pour prévenir une infection », a déclaré Amanda.

Amoureuse des animaux, Amanda est maintenant très prudente avec les chiens qu’elle ne connaît pas. « Je sais que je rencontrerai des chiens quand je retournerai sur la route et certains d'entre eux pourraient être agressifs », a-t-elle déclaré. « Je serai plus vigilante quand ils seront présents, mais cela ne change rien au fait que j'aime les chiens ».

Amanda espère pouvoir être en mesure d’utiliser pleinement son bras.


 

Une équipe tactique appréhende un homme suicidaire et barricadé en toute sécurité

Parfois, une personne a besoin d'aide, mais elle ne sait pas comment la demander.

C'est exactement ce qui s'est passé le 4 novembre 2019, lorsqu'un homme de 59 ans a appelé le 911 pour dire qu'il voulait se suicider. Et, parce qu'il a ajouté qu'il tirerait sur tous les policiers qui se présenteraient chez lui, l'unité tactique du SPO a été envoyée.

« Ces situations sont toujours potentiellement dangereuses, car elles sont imprévisibles. Par exemple, nous ne savions pas s'il était armé", a déclaré le policier tactique qui a négocié avec l'homme, mais ne souhaite pas être nommé. « Notre but est de résoudre toute situation sans risquer notre sécurité ni le bien-être de la personne ».

Le policier est membre du SPO depuis 18 ans et est à l'Unité tactique depuis 15 ans. "Pour une raison quelconque, cet homme était désemparé et il ne savait pas vers qui se tourner. »

Quand l’unité est arrivée, il a refusé de sortir et n'a laissé entrer personne.

En fait, il passait sans cesse de la colère au calme. "Mais j'ai continué à lui parler et il a admis qu'il avait besoin d'aide. »

Le policier lui a parlé pendant 20 à 30 minutes, établissant une relation et le rassurant que de l'aide était disponible. Il a finalement cédé, jetant un couteau qu'il avait dans le dos de son pantalon et laissant les policiers entrer. Ils l'ont appréhendé en toute sécurité, sans qu'il ne soit blessé, ni lui ni personne d'autre.

« Vous avez de la peine pour les personnes qui se trouvent dans ces situations lorsqu'elles ne peuvent pas gérer », a déclaré le policier. « Son plan initial était de se tuer quand, dans son esprit, nous avons enfoncé la porte pour l'attraper, mais il a été surpris quand nous avons attendu patiemment qu'il soit prêt et que je l'ai écouté. Je suis heureux que cela ait été le cas ».

Si vous êtes en situation de crise, il y a des ressources à votre disposition.

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