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Statistiques provisoires 2025 sur la VIP: une hausse de 6 % par rapport à 2024
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE : le mardi 27 janvier 2026, 10 h 05
Ottawa — Le Service de police d’Ottawa (SPO) maintient son engagement envers la transparence et la sensibilisation relativement au taux croissant de violence faite aux femmes dans notre collectivité.
Aujourd’hui, nous publions les statistiques annuelles de 2025, qui démontrent que 7840 cas de violence entre partenaires intimes (VPI) furent signalés, donnant lieu au dépôt de 2626 chefs d’accusation. Les signalements comprennent tant les cas criminels que non criminels; néanmoins, des accusations ne peuvent être portées qu’en cas d’infraction criminelle. Il s’agit là d’une moyenne quotidienne de 21 appels en rapport à la VPI. D’autres accusations pourraient être portées, étant donné que certains des cas signalés en 2025 font toujours l’objet d’une enquête. Quatre féminicides* furent commis à Ottawa en 2025.
En 2024, 7390 cas de violence entre partenaires intimes furent signalés, et 2812 accusations furent portées. Il convient de noter que les données du SPO sur la criminalité portent sur l’ensemble des incidents de VPI; ainsi, les victimes, de sexe masculin comme de sexe féminin, sont représentées ici.
En 2025, les plus courantes infractions furent :
- Voies de fait - Partenaire, niveau I
- Bris de promesse ou d’un engagement judiciaire - Partenaire
- Agression armée ou infliction de lésions corporelles, niveau II
- Communication harcelante - Partenaire
- Profération de menaces - Partenaire
Voici le profil démographique des victimes d’infractions conjugales :
Par tranche d’âge:
- 5 % étaient âgées de moins de 18 ans;
- 30 % étaient âgées entre 18 et 29 ans;
- 49 % étaient âgées entre 30 et 45 ans;
- 13 % étaient âgées entre 46 et 59 ans;
- 4 % étaient âgées de 60 ans et plus.
Par sexe :
- 80 % se définissent comme étant de sexe féminin;
- 19 % se définissent comme étant de sexe masculin.
| Remarque sur les données |
| Nous reconnaissons que les données que nous rapportons aujourd’hui diffèrent considérablement de celles des années antérieures. Ceci découle d’une révision globale de notre méthode de calcul et de compte-rendu de nos mesures. Cette révision identifia les possibilités d’améliorer la cohérence, l’exactitude, et l’alignement global de nos sources de données. En réponse, nous avons fait des investissements ciblés dans des méthodes et outils de gestion de données convenables. Nous nous affairons toujours à nous améliorer afin que nos données correspondent aux normes les plus élevées en matière de qualité et de transparence. |
En 2025, le SPO poursuivit sa lutte contre la Violence faite aux femmes (VFF) et mit en œuvre de nouvelles initiatives pour nous garantir de miser encore sur des soins tenant compte des traumatismes et axés sur la victime, vis-à-vis des victimes vulnérables et à risque élevé, notamment:
- Le Choix de la victime en matière de signalement propose aux victimes de maltraitance historique une autre possibilité de signalement qui n’a pas recours à une intervention de patrouilleurs. Les victimes répondant aux critères du programme se voient offrir d’autres méthodes, qui tiennent compte des traumatismes et de la violence, pour signaler des cas de maltraitance.
- Un modèle obligatoire à employer en cas d’étranglement, ainsi qu’une formation obligatoire sur le risque d’étranglement pour les agents de première ligne et certaines sections du SPO. Cela nous permet de faire en sorte que les victimes soient convenablement renseignées sur les risques liés à l’étranglement et qu’elles, le cas échéant, reçoivent des soins médicaux dans les plus brefs délais. Cela nous permet de recueillir et d’analyser des données portant sur les cas d’étranglement ayant lieu sur notre territoire de compétence.
- Un outil de dépistage des risques à l’intention des agents patrouilleurs relativement à des cas de querelles de ménage où aucune accusation n’est portée. Cet outil fut mis au point en collaboration avec le Centre de recherche sur la violence faite aux femmes et aux enfants de l’Université Western. Les données recueillies à l’aide de l’outil de dépistage sont ensuite examinées par l’Unité de soutien aux victimes en vue d’identifier les victimes à risque élevé et particulièrement vulnérables.
- Une nouvelle conseillère principale sur la question de la Violence faite aux femmes autochtones fut embauchée afin de nous permettre d’améliorer nos interventions lors d’appels mettant en cause notre communauté autochtone, ainsi que d’améliorer nos relations avec celle-ci.
- Une nouvelle appli d’interprétation linguistique fut installée sur de nombreux cellulaires délivrés par le SPO, permettant de communiquer directement avec un interprète, le cas échéant. Les victimes sont ainsi en mesure de faire part de ce qui s’est passé, dès l’arrivée d’un agent.
« La violence entre partenaires intimes et le tort qu’elle cause dans notre ville, surtout aux femmes, demeurent profondément inquiétants », a déclaré le chef Eric Stubbs. « C’est pourquoi nous nous engageons à publier régulièrement les statistiques sur la VPI: pour sensibiliser d’avantage les gens, appuyer une démarche communautaire éclairée, et accroître la transparence et la responsabilisation. C’est là une étape importante vers la prévention et le changement concret. »
« Les efforts du SPO sont primordiaux pour instaurer la confiance au sein de la collectivité et encourager les survivantes à se manifester et faire un signalement », ajoute Melanie Winwood, conseillère principale du SPO dans la lutte contre la VFF.
| * Définition du féminicide |
| Un féminicide est habituellement défini comme en tant que « homicide d’une femme, d’une jeune fille ou d’une enfant en raison de son sexe », souvent motivé par des stéréotypes fondés sur le sexe, la discrimination à l’endroit des femmes et des filles ou des relations de puissance inégales entre hommes et femmes. Le Service de police d'Ottawa s’appuie également sur la définition recommandée par ses partenaires communautaires dans la lutte contre la VFF, soit « L'assassinat misogyne de femmes et de filles en raison de leur sexe, majoritairement commis par des hommes. » |
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Par la voie du Portail de données sur la sécurité communautaire data.ottawapolice.ca, les membres du public peuvent consulter, télécharger et interagir avec des données partagées par le Service de police d’Ottawa.
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