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Tisser des liens de confiance : le rôle de Kathleen Lanoue dans le soutien aux femmes autochtones
Lorsque Kathleen Lanoue s’est jointe au Service de police d’Ottawa (SPO) à titre de conseillère principale sur la violence faite aux femmes autochtones, elle apportait avec elle plus de trois décennies d’expérience à soutenir et défendre les populations marginalisées et à haut risque.
Travailleuse sociale et psychothérapeute agréée, la carrière de Kathleen a touché à la santé mentale communautaire, à la lutte contre la traite de personnes et aux approches sensibles aux traumatismes. Son parcours l’a menée d’Ottawa au Nunavut — où elle a contribué à l’élaboration d’une stratégie territoriale en santé mentale et à la formation de professionnels de la santé — puis de retour, toujours guidée par un principe : des relations fondées sur la confiance et la compréhension.
« Je comprends les dynamiques difficiles et délicates associées à la gestion d’interactions complexes avec une population dont les expériences historiques ont pu être négatives ou éprouvantes, » explique Kathleen. « Mon rôle est d’aider à créer un pont dans ces interactions — de faire place à la guérison, à la confiance et à la collaboration. »
Kathleen a amorcé son parcours au SPO au sein de l’Unité de soutien aux victimes (USV), où elle offrait du soutien en situation de crise et des services d’intervention auprès des personnes et des familles confrontées à des événements bouleversants. Aujourd’hui, en tant que conseillère principale, elle travaille à l’intersection de la collectivité et des services policiers, aidant le SPO à renforcer ses partenariats avec les organisations et leaders autochtones.
Relevant de la surintendante des Enquêtes, son rôle appuie le SPO dans le traitement des incidents de violence envers les femmes autochtones et dans la promotion d’efforts de prévention.
« Ce rôle fait l’objet de réflexions conjointes entre le SPO et certains membres de la communauté autochtone depuis plusieurs années, » précise-t-elle. « La surintendante Heather Lachine a joué un rôle déterminant en mettant en lumière la nécessité de ce poste et en défendant le changement et la croissance dans ce domaine essentiel des services policiers. »
Kathleen agit comme trait d’union entre la police et les partenaires communautaires autochtones, collaborant avec des groupes tels que la Coalition autochtone d’Ottawa et la Table de sécurité des femmes autochtones afin d’améliorer la communication, la coordination et les réponses adaptées culturellement.
« C’est un marathon, pas un sprint, » dit-elle au sujet de son intégration dans son nouveau rôle. « La partie la plus importante consiste à bâtir la confiance, tant à l’interne qu’à l’externe — à établir une base solide sur laquelle ce poste pourra évoluer. »
Par le biais de ce rôle, Kathleen vise à aider à identifier les obstacles systémiques et les occasions d’améliorer les politiques, la formation et les pratiques de soutien aux victimes au sein du Service. « Il s’agit d’appuyer à la fois les membres du SPO et les communautés autochtones vers un objectif commun de sécurité et de respect, » ajoute-t-elle.
Sa vaste expérience en éthique, en supervision clinique et en pratiques sensibles aux traumatismes oriente son travail quotidien. Elle supervise également des praticiens dans le domaine, s’appuyant sur ses anciens rôles comme directrice de la pratique professionnelle au sein de l’Ordre des travailleurs sociaux et des techniciens en travail social de l’Ontario, ainsi que comme directrice générale de la Société Elizabeth Fry d’Ottawa et du Centre de santé autochtone Wabano — où elle a contribué à concrétiser une vision communautaire de la santé et du mieux-être autochtones.
Le nouveau rôle de Kathleen est à la fois facilitateur et transformateur. En créant un espace pour le dialogue et la responsabilisation, elle vise à aider le SPO à faire évoluer son approche en matière de services aux femmes autochtones, avec compassion, transparence et partenariat.
« La confiance se bâtit avec le temps et la compréhension, » dit-elle. « Mais chaque conversation, chaque geste de collaboration est un pas vers la sécurité et la guérison. »
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