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Le 6 décembre : Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes
Le 6 décembre, les Canadiens prennent un moment pour se souvenir des victimes de la violence fondée sur le genre et pour réfléchir au travail qu’il reste à accomplir afin que les femmes puissent vivre sans peur. Au Service de police d’Ottawa, les efforts pour soutenir les survivantes et encourager le signalement évoluent, et les résultats sont prometteurs.
Melanie Winwood, conseillère principale du Service de police d’Ottawa sur la violence faite aux femmes, souligne à la fois les progrès et les défis persistants. « Nous voyons davantage de femmes se manifester, dit-elle. Grâce à nos navigateurs du risque et aux autres initiatives récentes, les femmes se sentent comprises, soutenues et mieux informées sur ce que signifie le fait de porter plainte. Elles comprennent mieux les prochaines étapes, et cette connaissance fait une énorme différence. »
Les navigateurs du risque, qui font partie de l’Unité de soutien aux victimes composée de membres civils, jouent un rôle clé dans ces progrès. Après l’intervention des policiers dans des incidents de violence conjugale où aucune accusation n’est portée, les navigateurs du risque examinent les dossiers afin d’identifier les risques potentiels et les facteurs de vulnérabilité. Ils communiquent ensuite avec les personnes concernées pour offrir du soutien, élaborer des plans de sécurité et fournir de l’information sur les options de signalement. « Il ne s’agit pas toujours de porter plainte immédiatement, explique Winwood. Il s’agit de s’assurer que les femmes savent que de l’aide existe, de les mettre en relation avec des services et de leur faire savoir que la police se préoccupe de leur sécurité. »
Ces efforts donnent des résultats mesurables. En comparant les trois premiers trimestres de 2024 et de 2025, les signalements de violence entre partenaires intimes ont augmenté de 8,6 %, une hausse attribuée en partie à la mise en œuvre des navigateurs du risque et d’autres programmes comme l’Unité de signalement selon le choix de la victime. Pour de nombreuses femmes, cet accompagnement transforme la peur et l’incertitude en confiance pour franchir la prochaine étape.
Winwood souligne également l’importance de reconnaître le contexte plus large de la violence faite aux femmes. « Le terme “féminicide” est utilisé à l’international depuis des décennies pour décrire le meurtre de femmes en raison de leur genre, dit-elle. Ce n’est pas nouveau, mais l’utiliser aujourd’hui permet de mettre en lumière les réalités auxquelles les femmes sont confrontées et de souligner la nécessité de changements systémiques. »
Malgré les progrès, des défis demeurent. Les services policiers continuent d’être confrontés à des enjeux de ressources et de capacité qui influent sur leur capacité à offrir des interventions efficaces et cohérentes, ce qui affecte la confiance du public. Winwood note toutefois que des initiatives comme le Programme de navigation du risque et l’ensemble de l’Unité de soutien aux victimes permettent de s’assurer que, même lorsque le système est imparfait, les femmes reçoivent tout de même un soutien significatif.
À l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, le Service de police d’Ottawa réfléchit au travail accompli et à celui qui reste à faire. Chaque signalement pris au sérieux, chaque survivante accompagnée et chaque risque évalué s’inscrivent dans un engagement plus large visant à garantir que les femmes puissent vivre en sécurité et dans la dignité.
