Testing XSL
file://e:\websites\public\12571880\12571880_OttawaPoliceService\fr\rotatingimages\rotatingImageData.xml
defaultInterior

L'unité communautaire des jeunes: un lieu de confiance où l'on peut s'exprimer
Le mois de mai marque le Mois de la prévention de la violence sexuelle - une occasion non seulement de sensibiliser les gens, mais aussi de favoriser un changement réel en éduquant notre communauté et en établissant des liens de confiance.
Pour l'Unité communautaire des jeunes (UCJ) du Service de police d'Ottawa (SPO), ce mois met en lumière le travail crucial effectué tout au long de l'année pour prévenir la violence sexuelle chez les jeunes avant qu'elle ne commence.
« Nous avons contacté des agents [dans le cadre du Mois de la prévention des violences sexuelles] parce que nous savions que l'un d'entre eux avait établi une relation de confiance suffisante avec un élève pour qu'il se sente en sécurité et puisse parler des abus dont il était victime, » explique le sergent intérimaire Cavicchioli. « Mais ce que nous avons vu, c'est que plusieurs agents se sont manifestés en disant : ‘Cela m'est arrivé, un élève s'est manifesté’, et cela a vraiment montré l'impact de ces agents. »
De nombreux jeunes ne disposent pas des outils nécessaires pour reconnaître les premiers signes d'un comportement abusif et n'ont pas la confiance nécessaire pour s'exprimer. Beaucoup trop d'entre eux restent silencieux.
« Il est important d'organiser des discussions avec les jeunes et de les éduquer, afin qu'ils sachent ce qui est considéré comme criminel et quels sont les signaux d'alarme », explique Cavicchioli. « Parfois, les jeunes ne réalisent même pas que ce qui leur arrive est répréhensible - qu'il s'agit d'un crime. »
C'est pourquoi l'éducation est au cœur de la mission de l’UCJ. Les agents en poste dans les écoles travaillent avec les conseils scolaires et le personnel des écoles, et sont axés sur les jeunes, dans le but de leur proposer des discussions et des présentations sur la prévention de la violence sexuelle.
Mais l'éducation ne suffit pas. Il est essentiel d'instaurer un climat de confiance pour que les jeunes se sentent suffisamment en sécurité pour révéler des abus ou signaler des problèmes.
« Les jeunes n'établissent pas la confiance de la même manière que les adultes, » déclare Cavicchioli. « En tant qu'adultes, je peux établir la confiance avec vous en une seule conversation, mais avec les adolescents, cela prend du temps. Il faut de nombreuses rencontres positives et l'établissement de rapports. »
Les agents de l’UCJ comprennent que les rapports se construisent lentement, par la constance, la présence et l'empathie. « Les adultes ont des mécanismes d'adaptation au stress. Ils savent à qui s'adresser, ils ont des personnes de confiance dans leur vie, et ils savent où ils se sentent bien », explique Cavicchioli. « Souvent, les jeunes n'ont pas encore cela. Ils sont encore en train de développer ces capacités d'adaptation, et beaucoup n'ont personne vers qui se tourner. »
Les agents de police dans le milieu scolaire peuvent être les premiers adultes, en dehors de la famille, à qui une personne pense pouvoir parler, en particulier si elle ne dispose pas d'un réseau de soutien solide ou si elle présente un risque élevé d'être victime d'un acte criminel.
C'est pourquoi une présence proactive dans les écoles est essentielle.
« Nous savons où se trouvent les jeunes - la plupart du temps entre 8 et 16 heures, du lundi au vendredi, tout au long de l'année », dit Cavicchioli. « Le fait d'avoir des jeunes policiers chargés d'effectuer des visites et d'assurer une présence proactive est un excellent moyen d'établir ces relations. »
Mais à quoi cela ressemble-t-il? Les agents de l’UCJ ne patrouillent pas dans les couloirs ou n'interviennent pas dans les classes, mais jouent des sports avec les jeunes, leur apportent un déjeuner s'ils ont faim et n'ont pas les moyens d'acheter de la nourriture, et se présentent à eux comme le ferait un mentor ou un conseiller scolaire en qui ils ont confiance.
L’UCJ utilise des stratégies fondées sur des données probantes pour identifier les communautés où les jeunes sont plus susceptibles d'être victimes de violence, et s'engage à être constamment présente dans ces zones.
Parfois, cette présence amène un jeune à se manifester, ce qui demande un immense courage.
Pour l’UCJ, c'est l'essence même de son travail: prévenir les dommages, soutenir les victimes et aider les jeunes à se sentir en sécurité et à se prendre en charge.
En donnant la priorité à l'éducation, à la présence et à l'instauration d'un climat de confiance, la UCJ veille à ce qu'aucun jeune ne se sente seul et à ce que chacun sache que le SPO est là pour l'aider.
