Mois de la prévention de la violence faite aux femmes

Le Service de police d’Ottawa réaffirme son engagement envers l’apprentissage continu, les partenariats et le soutien aux survivantes

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE : le lundi 2 novembre 2026, 11 h 00

Ottawa – Le mois de novembre marque le Mois de la prévention de la violence faite aux femmes, une occasion de sensibiliser la population à la violence fondée sur le genre et de réaffirmer notre responsabilité collective de soutenir les survivantes et de prévenir la violence sous toutes ses formes. 

La violence fondée sur le genre continue de toucher des personnes, des familles et des collectivités partout à Ottawa. Le Service de police d’Ottawa (SPO) reconnaît les répercussions profondes et durables de la violence entre partenaires intimes, de la violence sexuelle, de la traite de personnes, du féminicide et d’autres formes de violence fondée sur le genre. Tout au long du Mois de la prévention de la violence faite aux femmes, nous réaffirmons notre engagement à soutenir les survivantes, à renforcer nos partenariats et à améliorer continuellement notre façon d’intervenir auprès des personnes touchées par la violence. 

Dans le cadre de son engagement continu à sensibiliser la population à la violence faite aux femmes et à favoriser la transparence, le SPO continue de publier des statistiques sur la violence entre partenaires intimes (VPI) dans le Portail de données du Service de police d’Ottawa.  

Données 

Au cours des six premiers mois de 2026, 3 775 incidents liés à la violence entre partenaires intimes ont été signalés, comparativement à 3 977 au cours de la même période en 2025. Cela représente une diminution de 5 % des signalements. 82,3 % des survivantes s’identifiaient comme des femmes. 

Les infractions les plus courantes au cours de la première moitié de 2026 étaient : 

  • Voies de fait contre un partenaire 

  • Manquements aux conditions, toutes catégories confondues 

  • Communications harcelantes envers un partenaire 

  • Voies de fait armées ou causant des lésions corporelles, niveau 2 

  • Aggression Sexuelle- Partenaire 

En 2026, le Service a enquêté sur deux féminicides ayant donné lieu à des accusations, ainsi que sur un meurtre-suicide dont la victime était une femme. 

La traite de personnes demeure une préoccupation croissante au Canada. La forme d’exploitation la plus courante au Canada est La traite de personnes et la grande majorité des victimes signalées sont des citoyens canadiens victimes de traite à l’intérieur du pays.  

Entre le 1er janvier 2023 et le 16 octobre 2026, l’Unité de lutte contre la traite de personnes du Service de police d’Ottawa a porté 251 accusations liées à la traite de personnes. Au cours de cette période, les 27 victimes identifiées de traite de personnes étaient toutes des femmes, cinq avaient moins de 18 ans, et les autres femmes étaient âgées de 18 à 44 ans. 

Les victimes de la traite de personnes peuvent être déplacées par voie aérienne, ce qui fait des aéroports et des compagnies aériennes des lieux importants pour l’intervention et le soutien. Cette année, le 30 juillet, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, le Service de police d’Ottawa et l’Aéroport international d’Ottawa ont annoncé leur partenariat avec #NotInMyCity afin de sensibiliser la population, d’identifier les victimes de la traite de personnes et de l’exploitation sexuelle dans la ville d’Ottawa. 

Signaler la violence 

Le Service de police d’Ottawa est également conscient des défis particuliers liés aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) et poursuit son travail visant à s’attaquer aux enjeux systémiques liés aux services offerts aux femmes autochtones qui vivent de la violence. 

Derrière ces statistiques se trouvent de vraies personnes dont la vie a été profondément bouleversée par la violence, la coercition et les préjudices subis. Nous reconnaissons qu’il n’est pas toujours facile de demander de l’aide et que le parcours pour obtenir du soutien peut être complexe. 

Les survivantes peuvent faire face à de nombreux obstacles. Les systèmes complexes, la peur, l’isolement, la dépendance financière, les difficultés liées au logement, les obstacles culturels et systémiques ainsi que les préoccupations concernant la sécurité des enfants peuvent empêcher ou décourager une femme de demander de l’aide. 

Le Service encourage toute personne qui subit de la violence à demander de l’aide et rappelle aux résidents que du soutien est offert par la police et les organismes communautaires, qu’ils choisissent ou non de faire un signalement officiel. 

Ces obstacles peuvent être vécus différemment par les membres des communautés autochtones, 2SLGBTQ+, nouvellement arrivées, aînées et en situation de handicap. Le SPO s’engage à travailler avec ses partenaires communautaires afin de mieux comprendre ces difficultés et d’améliorer l’accès au soutien et aux options de signalement pour toutes les survivantes. 

Le Service de police d’Ottawa continuera de communiquer de l’information sur les mesures de soutien et les ressources disponibles, de sensibiliser la population à la violence fondée sur le genre et de mettre en valeur le travail des organismes communautaires qui offrent des services essentiels aux survivantes et à leurs familles. 

Le Service de police d’Ottawa travaille en collaboration avec des organismes communautaires, des fournisseurs de services aux victimes, des refuges, des défenseurs des droits et d’autres partenaires afin de soutenir les personnes touchées par la violence fondée sur le genre et de tenir les auteurs de violence responsables de leurs actes. 

Nous reconnaissons que l’établissement d’un lien de confiance exige un apprentissage continu, de l’autoréflexion et des actions concrètes. Nous demeurons déterminés à examiner nos pratiques, à écouter les survivantes et à trouver des moyens de renforcer notre intervention auprès des victimes de violence. 

Le Service de police d’Ottawa reconnaît l’importance des changements législatifs et systémiques qui contribuent à protéger les personnes les plus vulnérables à la violence. La mise en œuvre du projet de loi C-16 représente une étape importante vers le renforcement des protections pour les femmes, les enfants et les autres personnes à risque de subir de la violence fondée sur le genre. Bien que la législation ne puisse, à elle seule, mettre fin à la violence, elle fait partie d’un effort plus vaste qui comprend la prévention, le soutien aux survivantes, les partenariats communautaires et l’amélioration continue de la façon dont les institutions interviennent auprès des personnes touchées par la violence. 

Nous souhaitons souligner le travail important des organismes de services aux victimes, des maisons d’hébergement, des défenseurs des droits, des professionnels de la santé, des intervenants de première ligne et des organismes communautaires qui offrent chaque jour un soutien essentiel aux survivantes. Mettre fin à la violence fondée sur le genre exige une intervention communautaire coordonnée et un engagement commun envers la dignité, le respect et la sécurité. 

De l’aide est disponible 

Si vous ou une personne que vous connaissez subissez de la violence, composez le 911 en cas d’urgence. 

Du soutien est également offert par les refuges locaux, les services aux victimes, les lignes d’aide en situation de crise et les organismes communautaires, que vous choisissiez ou non de faire un signalement à la police. 

Si vous êtes membre d’une communauté autochtone (Inuit, Premières Nations ou Métis) et souhaitez avoir une conversation confidentielle au sujet des FFADA ou de la violence entre partenaires intimes, vous pouvez communiquer avec Kathleen, conseillère principale, Violence faite aux femmes autochtones, au 343-630-4363. Kathleen peut vous aider à déterminer les prochaines étapes que vous souhaitez entreprendre, le cas échéant. 

Ressources communautaires (options avec ou sans intervention policière) 

Options de soutien sans intervention policière (confidentielles, aucune intervention policière requise) : 

  • Centre de détresse d’Ottawa : 613-238-3311 

  • Inuuqatigiit Family Support & Women’s Healing : 613-744-3133 

  • Minwaashin Lodge (femmes autochtones) : 613-741-5590 

  • Lignesanté (service offert en inuktitut) : 1-855-554-HEAL (4325) 

  • Tungasuvvingat Inuit, conseillère et intervenante en matière de violence faite aux femmes : 613-565-5885 

Soutien lié aux services policiers (si la personne choisit de faire appel à la police) 

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Par la voie du Portail de données sur la sécurité communautaire data.ottawapolice.ca, les membres du public peuvent consulter, télécharger et interagir avec des données partagées par le Service de police d’Ottawa.

Contribuez à la sécurité de votre communauté : inscrivez vos informations et l’emplacement de vos caméras de surveillance sur CAMSafe.ca pour faciliter les enquêtes.

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Téléphone : 613-236-1222, poste 5366

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