Déclaration du chef de police sur la violence entre partenaires intimes à Ottawa
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE : le jeudi 4 décembre, 2025, 10 h 30
Ottawa – La violence entre partenaires intimes (VPI) continue à infliger énormément de tort dans notre ville. La violence faite aux femmes a été déclarée une épidémie à travers le Canada, y compris ici à Ottawa, et il nous incombe à tous de reconnaître que cette crise se passe autours de nous – souvent en silence, souvent derrière des portes fermées. Les femmes ont droit à une vie libre de menaces, d’intimidation, et de maltraitance. La VPI n’est pas une question qui reste privée ; c’est une question communautaire, une question de sûreté publique, et une question de droits de la personne.
Le nombre de signalements de VPI continuent d’augmenter. De janvier à septembre, les signalements de VPI connurent une hausse de 8,6 % (passant de 5050 en 2024 à 5486 en 2025) par rapport à la même période en 2024.
La semaine dernière, une femme vivant en situation de violence parvint à joindre le 9-1-1 malgré les graves blessures qu’elle avait subies. Au cours de l’appel, on put entendre un homme lui enlevant l’appareil et mettant fin à l’appel. Nos agents intervinrent pour s’assurer du bien-être des résidents et trouvèrent la femme blessée, ses blessures exigeant des soins médicaux immédiats. L’homme fut arrêté, et l’enquête se poursuit.
Il est rare que nous partagions des détails sur de tels incidents. Notre grande priorité est toujours celle de protéger l’identité et la sécurité des victimes et survivantes. Mais il est important que notre communauté comprenne ce qui se passe à Ottawa – dans votre rue, votre immeuble, dans la vie de gens que vous pourriez connaître ou aimer. Il se peut que ça arrive à quelqu’un qui ne se sent pas en sécurité pour demander de l’aide, ou c’est peut-être même à vous que ça arrive.
Si vous, ou une connaissance, avez besoin d’aide, n’hésitez pas à demander de l’aide de la manière qui vous convient le mieux. Vous n’avez pas besoin de communiquer avec la police pour avoir accès à la sûreté ou du soutien. Bien des gens, et souvent des communautés entières, ont connu des relations complexes et négatives avec la police, ce qui les rend naturellement réticents à faire appel avec nous, et nous reconnaissons que leur confiance doit être méritée. Le SPO est profondément convaincu que chacun d’entre nous a le droit de se sentir en sécurité ; nous écoutons.
Nos partenaires communautaires, refuges, lignes d’écoute, programmes de consultation, ressources de soutien culturel, et intervenants savent tenir compte des traumatismes, sont bien formés, et plusieurs d’entre eux sont disponibles en tout temps. Prenez la voie qui vous paraît la plus sûre. Votre sécurité compte. Si vous êtes en danger, faites le 9-1-1.
Si vous soupçonnez que quelqu’un dans votre vie soit aux prises avec la violence conjugale, prenez de ses nouvelles. Votre voix, votre préoccupation, et votre volonté d’agir pourrait être tout ce dont elle a besoin pour se mettre en sûreté. Votre geste pourrait être décisif.
En tant que service de police, nous demeurons résolus à améliorer notre intervention face à la VPI et à consolider les ressources disponibles. Cette démarche comprend la mise sur pied de la nouvelle Unité de signalement pour les victimes (USV), du Programme conseiller en matière de risque et du poste de conseillère principale sur la violence faite aux femmes autochtones (VFFA). Nous continuons par ailleurs à forger des partenariats stratégiques, à partager les données sur les tendances et statistiques relatives à la violence conjugale, et à prendre part à de nombreux efforts communautaires, notamment la Campagne du ruban blanc, la commémoration de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, et la récente danse de la robe à franges, une cérémonie de guérison. Nous continuons en outre à promouvoir diverses ressources telles que le Guide à l’intention du survivant d’agression sexuelle et notre Unité de soutien aux victimes, en même temps que de nombreuses ressources non-policières.
La violence entre partenaires intimes peut toucher n’importe qui, y compris nos amis, voisins, collègues, et êtres chers. Si vous avez besoin d’aide, ou si vous vous souciez de quelqu’un d’autre, tendez la main. Le soutien nécessaire est à votre portée. Vous n’êtes pas seule.
Ressources communautaires (options policières et non policières)
Options de soutien non policier (confidentiel, sans recours à la police):
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CALACS francophone d’Ottawa: 613-789-8096
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Centre de détresse d'Ottawa et la région: 613-238-3311
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Centre des ressources de l'Est d'Ottawa – programmes VPI: 613-741-6025
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Centre des ressources de l’Ouest d’Ottawa - Programme GFS: 613-591-3686
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Fem’aide: 1-877-336-2433
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Minwaashin Lodge (pour femmes autochtones): 613-741-5590
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Conseillère et intervenante en VFF, Tungasuvvingat Inuit: 613-565-5885
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Inuuqatigiit Family Support & Women’s Healing: 613-744-3133
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Jeunesse, J’écoute: 1-800-668-6868 | Textage: 686868
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Ontario Assaulted Women’s Helpline: 1-866-863-0511 (appel) | Textage: #SAFE (#7233)
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Pas bien chez soi à Ottawa: Par WhatsApp ou texto au 613-704-5535
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Services à la famille Ottawa – consultation: 613-725-3601
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Talk4Healing Hotline (offert en inuktitut): 1-855-554-HEAL 4325
Soutien relatif à la police (si la personne décide de faire appel à la police):
Statistiques du SPO en matière de VPI:
Liens connexes:
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Unité de lutte contre la violence entre partenaires intimes (novembre 2022)
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Par la voie du Portail de données sur la sécurité communautaire data.ottawapolice.ca, les membres du public peuvent consulter, télécharger et interagir avec des données partagées par le Service de police d’Ottawa.
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